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Revue de presse |
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Site :
BD Paradisio Je
viens de lire, de Thierry Bellefroid. (journaliste
à la RTBF) Une
belle surprise, cette nouvelle série. Projeté dans un futur pas si
lointain (l'histoire se passe en 2070), le lecteur découvre un univers
imaginaire intéressant. Istanbul, puis Tunis et surtout Dakar offrent des
visages inconnus et intrigants. On est parfois proche des visions d'un
Sergio Garcia dans les Géographies Martiennes. L'idée d'interdire
l'utilisation des épices dans les rites religieux est originale. C'est
une variation sur un thème connu, celui de la prohibition religieuse.
Mais elle débouche sur une situation bien exploitée par les auteurs qui
emmènent leur héros dans des situations troubles et difficiles où il
s'aperçoit qu'il y a un prix à payer pour la liberté. Car les
personnages de cette nouvelle saga ne sont pas plus sympathiques les uns
que les autres, ne fût-ce que par les « gueules » que leur a faites le
dessinateur, Ivan Gomez Montero. C'est d'ailleurs le dessin qui m'a attiré
le premier. Des cases larges, d'une très grande lisibilité, des couleurs
cohérentes et typées à la fois, des personnages aux visages anguleux,
coupants, malheureusement trop souvent caricaturaux mais pour autant plutôt
accrocheurs. Le côté Iznogoud du physique de Elzar le Mourid me gêne un
peu, de même que ses mimiques très dessin animé (mâchoires crispées,
dents en exposition) lorsqu'il est en colère ou lorsqu'il se bat, mais
bon, ce n'est pas pour ça qu'il faut refermer l'album ! Le crayonné se
veut apparent, même après la mise au net, un peu comme celui de Delaby
sur le premier Murena. Tout cela confère une atmosphère à cet album.
Malgré les quelques passages un peu faciles ou bâclés de l'histoire, on
a envie d'en lire davantage, pour confirmer cette bonne impression. Site :
Box of Frogs Notation :
5 étoiles pour le
dessin et le scénario (maximum étant 5 étoiles) Dans
le futur... La Bulle 545, le pouvoir en place, est
constamment opposé au peuple opprimé. L'interdiction du commerce et de
la consommation des épices envenime la guerre. La confrérie des
marchands forme alors "La guilde du Safran" pour
entrer en rébellion contre les forces de la Bulle 545, et
organiser un trafic d'épices. Elzar le Mûrid est désigné
pour partir en mission avec deux compagnons. Ils rejoindront Tunis et
Dakar pour empêcher les Sbires de se saisir des cargaisons
de safran, car si le safran disparaît la prophétie de Tadmor se réalisera... Dans
ce premier tome, Gomez Montero et Tarek ont fait preuve
d'une grande créativité et d'une grande maturité. Même si certains
clins d’œil à Frank Herbert (Dune-les épices) sont évidents,
le dessin est d'une grande qualité et d'un beau graphisme, et le scénario
est bien bâti. Par ailleurs, il s'inspire peut-être d'actualité quand
on voit ce qui se passe au Moyen-Orient entre pouvoirs autoritaires et intégristes
fondamentalistes... A
réfléchir ! Mais comme ils disent : "Clarté et Vérité
!" Site :
Imaginaire.com (Québec) Chronique :
Frédéric, l’un des
libraires, a présenté la BD en mars 2001 Top
10 de la librairie :
10e position en mars
2001 (première apparition, sachant que le premier est Mœbius et le
second Marini ; en fait dans ce classement nous sommes les seuls
jeunes auteurs) Bon
! Vous voyez ces bandes dessinées avec des personnages clichés, genre
gentils qui va sauver le monde et méchant qui veut conquérir le monde.
Avec des dessins que vous êtes sûr d'avoir déjà vu, mais que ce n'est
pas le même dessinateur et avec des histoires que vous avez l'impression
d'avoir déjà lu, mais que c'est pas le même scénariste… Voyez
ce que je veux dire… Et là vous vous dites en regardant la
couverture de la série Le Prophète de Tadmor; "Ça va être
pareil…" Eh
bien non ! Que d'originalité ! D'abord, Gomez Montero a volontairement
laissé apparaître le crayonnage. Si vous êtes comme moi, beau et
intelligent… euh ! S'cusez ! Je veux dire amoureux du dessin, vous
adorerez ça, sans compter que le coup de crayon ajoute beaucoup de
dynamisme. La deuxième originalité réside dans le background.
À la croisée des cultures, Tadmor met au premier plan un
personnage de type arabique, Elzar Le Mouride. Troisième originalité,
on ne sait pas vraiment qui sont les plus méchants. Elzar, bras armé
extrémiste d'une religion nommée Guilde du Safran ou l'empire tyrannique
contre lequel lui et les fidèles de la guilde se battent ? Quatrième et
dernière originalité, le héros n'est pas très beau, et il ne cherche
pas à sauver le monde… |
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Site :
Paru.com Sélection
de l’année 2000 :
13e position sur 19
albums retenus par la rédaction de ce journal en ligne en décembre
2000 (dans ce classement nous sommes les seuls jeunes auteurs) >
Franck Boussard (Mis
en ligne le 22/12/2000) Istanbul
en 2070. La ville, régie par un gouverneur, connaît des émeutes
sanglantes et le monde est à la limite de la guerre civile. En effet, le
gouvernement en place, la Bulle 545, vient d'interdire l'utilisation des
épices dans les rites religieux. Or, leur commerce est florissant! Une
confrérie de marchands décide de former la Guilde du Safran afin
d'organiser un trafic d'épices en provenance d'Afrique. C'est ainsi qu'Elzar
le Mûrid part avec deux de ses compagnons pour le Sud, Dakar, pour
mieux résister contre le joug de l'Empire. Ils attendent un sauveur: le
prophète de Tadmor, qui pourrait éviter la fin de leur monde. La
Guilde du Safran est
le premier album de Gomez Montero et Tarek, deux talentueux artistes de l'école
des Gobelins. Le scénario de cette saga rappelle un peu l'ambiance de Dune:
parmi les éléments communs, on retrouve ainsi le commerce des épices,
mais aussi l'existence d'une prophétie qui annonce la venue d'un sauveur
et, peut-être, la disparition d'un monde. Cette terre du futur a toutes
les apparences d'une dictature. La Bulle 545 n'admet pas qu'un pouvoir
parallèle puisse exister en la présence d'une confrérie des marchands
d'épices toute puissante. Et les conflits brutaux ne tardent pas à
surgir. Les auteurs mettent clairement en place les enjeux politiques et
mystiques suscités par le commerce des épices. Le scénario de ce premier tome est travaillé, même si on a parfois des difficultés à comprendre les intérêts et les motivations secrètes des personnages. Quels sont les desseins d'Elzar le Mûrid, le principal héros? Les dirigeants de la Guilde ne cachent-ils pas un secret? Qui sont les traîtres, et pourquoi trahissent-ils? Les relations entre les personnages sont en effet assez complexes à saisir! Quant aux dessins, ils sont riches en couleurs: ocres, rouges et bleus-gris dominent dans cette Afrique en déroute et violente. Les décors sont dans l'ensemble sobres mais rendus avec rigueur. La Guilde du Safran est une saga qui commence bien, mais attention à ne pas trop égarer le lecteur! Site :
Les planches du Lutin
Notation :
4 étoiles pour le
dessin, le scénario et la série (maximum étant 5 étoiles) Un thème original pour une bd de science-fiction. Pas de vaisseau futuriste, ni de super-matrice, juste des chameaux et des téléphones portables. Le tout dans une angoissante atmosphère d'oppression et de tyrannie où la religion encore une fois est le refuge d'un peuple perdu attendant la venue du Messie. Le dessin est clair et mis en valeur par des couleurs vives qui laissent tout de même ressortir les traits de crayon de Ivan Gomez Montero. Un régal pour les yeux. |
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